Une fois inscrits dans les banques de données de la RAMQ, ces renseignements nominatifs peuvent devenir accessibles à de nombreux organismes publics. Les tribunaux peuvent aussi obliger leur divulgation dans le cadre de poursuites, révélant alors ces renseignements à des compagnies d'assurance, à des employeurs ou à des corps policiers.

Les renseignements entreposés dans ces banques de données sont les plus intimes qu'une administration puisse détenir sur sa population : on y re¬trouve des informations sur la santé mentale des usagers et celle de leurs proches, des informations sur la violence familiale, sur les sévices sexuels, etc. L'absence d'encadrement juridique de ces banques de données fait en sorte que nous n'avons aucune garantie que ces informations ne seront pas utilisées à des fins de surveillance ou de répression, aggravant l'exclusion et la stigmatisation des personnes qui demandent de l'aide.

Tout citoyen doit avoir l’assurance que les décisions prises à son sujet ne pourront être fondées sur des renseignements personnels colligés à son insu ou utilisés à des fins qu’il ignore.

NON À L'ÉTAT BIG BROTHER !